Présentation
Johanne Cinier est une artiste plasticienne sétoise. Formée au stylisme et au modélisme, elle travaille à Paris pour Givenchy et Arrow, avant de revenir à Sète en 2005 et d’y installer son atelier.
Sa pratique associe peinture, tissus, bois, papiers, matériaux récupérés et néon LED. Figures féminines, parasols, végétaux, motifs et objets familiers émergent dans des compositions nourries par l’histoire de l’art, la culture visuelle contemporaine et l’esthétique des années 60-70.
Son univers, à la fois méditerranéen et ouvert sur des influences californiennes, se distingue par ses couleurs franches, ses matières irrégulières et la tension entre légèreté apparente et fragilité. Sa dernière série marque un tournant vers des compositions plus épurées : la figuration devient fragmentaire et moins descriptive, tandis que le geste, le vide et l’abstraction prennent davantage de place.
Portfolio
BIOGRAPHIE
Johanne Cinier est une artiste plasticienne sétoise. Formée au stylisme et au modélisme, elle travaille à Paris pour Givenchy puis Arrow avant de revenir à Sète en 2005, où elle installe son atelier et développe depuis sa pratique artistique.
À travers la peinture, les matières récupérées et le néon LED, elle construit un univers reconnaissable, nourri par les figures féminines, la culture visuelle contemporaine et l’esthétique des années 60-70. Son travail évolue aujourd’hui vers des compositions plus épurées, où la figuration devient fragmentaire et laisse davantage de place à l’abstraction.
TEXTE DE PRESSE
Je travaille à partir de la matière.
Tissus, papiers, bois et fragments récupérés portent déjà des traces, des usages et une mémoire. Ils constituent le point de départ de chaque œuvre. La peinture vient révéler, déplacer et recomposer ce qui affleure.
Dans ces surfaces construites émergent des figures féminines, des objets du quotidien et des éléments familiers : parasols, fleurs, chaises, motifs ou architectures de plein air. Peints ou intégrés à la composition, ils sont nourris par une culture visuelle collective où se rencontrent histoire de l’art, références contemporaines et design des années 60-70.
Ces présences surgissent comme des fragments de mémoire ou de sensations, dans une logique proche du rêve. Elles se rencontrent sans former un récit précis. Le familier devient alors étrange, déplacé, parfois presque irréel.
Je ne cherche pas à raconter une histoire. Je construis un espace dans lequel la matière, la couleur, les formes et la lumière font naître une présence.
Les couleurs franches, les rayures et les objets associés aux loisirs installent une apparente légèreté. Pourtant, une tension demeure : les surfaces sont irrégulières, les équilibres fragiles et les détails nombreux. Lorsqu’il apparaît, le néon LED traverse la composition comme une fracture lumineuse.
Ma dernière série marque un tournant dans mon travail. On y retrouve les éléments qui constituent ma signature : la couleur, la matière, le néon et les motifs familiers. Mais la composition s’épure et s’ouvre davantage à l’abstraction. La figuration reste présente, de manière plus fragmentaire, moins descriptive et moins construite. Les formes se libèrent progressivement du réel pour laisser davantage de place au geste, au vide et à la sensation.
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