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Karine Bartoli

Présentation

La peinture de Karine Bartoli interroge la manière dont les corps habitent un espace commun. Loin d’une approche documentaire, elle privilégie une écriture picturale où la perception prime sur le récit, faisant émerger ce qui circule entre les êtres : une lumière, une densité, une vibration.
Dans Groups, le groupe n’est jamais envisagé comme une addition de figures, mais comme une forme vivante, traversée par des échanges. Les silhouettes, anonymes, deviennent les vecteurs d’une mémoire où se mêlent sensation, temporalité et présence.
La lumière agit comme un principe de composition. Elle dissout les contours, relie les corps et suspend le temps, invitant le regard à s’attarder sur ce qui échappe à l’attention.

Presse

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Portfolio

BIOGRAPHIE

Une poétique du collectif

Karine Bartoli (née en 1971), diplômée de l’École des Beaux-Arts de Marseille, développe une peinture où le quotidien devient le lieu d’une expérience sensible du collectif.

Présentée à l’Atelier Numéro 7 à Paris, Groups explore les formes contemporaines de la coexistence. Plages, terrasses, esplanades ou espaces publics deviennent des théâtres silencieux où les corps, réunis sans narration explicite, composent une chorégraphie de présences, de rythmes et de circulations.

À partir de ses propres photographies, l’artiste élabore des peintures à l’huile sur toile dont le cadrage resserré déplace le regard de l’événement vers l’atmosphère. Plus qu’une représentation fidèle du réel, elle construit un espace pictural où lumière, couleur et mouvement révèlent l’intensité discrète des liens qui unissent les individus.

Originaire de Corse et installée à Paris, Karine Bartoli inscrit la lumière méditerranéenne au cœur de son langage plastique. Celle-ci n’éclaire pas simplement la scène : elle en devient la matière même, structurant l’espace et transformant l’ordinaire en une expérience perceptive.

TEXTE DE PRESSE

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1. Vos peintures dégagent chaleur et sérénité. Cela provient-il davantage de vos propres souvenirs et expériences, ou est-ce un effet que vous cherchez consciemment à créer ?

Ce n’est pas un effet que je cherche consciemment à créer, ce qui se dégage de mes peintures provient sans doute de mon expérience du sujet que je peints, et de ma subectivité, de mon vécu. Le medium peinture permet de parler du sujet traité, mais aussi de montrer au spectateur ce qui me constitue. En peignant, lorsqu’on est totalement honnête, on va malgré nous laisser apparaitre sur la toile une part de soi même.
Dans mon travail ce qui m’interresse c’est de me servir du caractère de ces images très «réel encapsulé par l’objectif». C’est ce caractère figé, mystérieux, propre à la photographie qui me sert de tramplain pour peindre. J’aime parler de moments dont je me souviens mais aussi de ceux que je n’ai pas connu mais qui me rappellent des athmospheres vécues (si je part de photo de presse ou autre ) C’est toujours une sorte de témoignage de la réalité. C’est une manière de dire : je vie, je ressents, je laisse une trace.


2. Lorsqu’un instant passe de la photographie à la toile, comment se transforme-t-il ? Qu’est-ce que vous laissez changer et qu’est-ce que vous veillez à préserver ?

Déjà je me pose la question comment le format réduit de la photographie va exister, occuper l’espace de la toile. Je recadre, change quelques éléments de la photo avec un logiciel de retouche pour composer le tableau. J’attaque la toile directement à la peinture, et l’aborde toujours de manière globale. Au niveau du dessin et de la couleur j’essaye de penser le plus global possible. Après au fur et à mesure de l’avancement de l’œuvre, des éléments arrivent si je les trouvent interresant je les garde. Je cherche consciemment à retranscrire la réalité de ce que vois. Après va arriver des façons de faire dû à mon caractère ; par exemple je suis quelqu’un qui veux arriver rapidement à un résultat, et bien je reste honnête avec moi même. il ya une grande liberté d’expression lorsqu’on peint et ce sont ces éléments qui sortent directement de nous qui sont interressants à garder ou à supprimer. S’il n’y a pas ces phénomènes dûs au caractère et au vécu de chacun, la production devient artisanale : c’est à dire qu’on va bien faire pour coller à une esthétique codifiée par la société, on ne laisse rien transparaitre de nous, et la réalisation devient ennuyeuse.


3. Des spectateurs ou acheteurs étrangers ont-ils déjà interprété votre travail d’une manière qui vous a révélé de nouvelles significations ? En quoi ce type de réaction diffère-t-il de ce que vous entendez chez vous ?

C’est le regards de ces spectateurs et acheteurs qui m’a porté dans ma pratique, m’a permis de continuer dans mes prises de décisions d’execution car tout cela leur parle. Ma grammaire picturale trouve un auditoire. Mon style propose des ouvertures.

Publications

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